Née en région Parisienne, d’un père américain et d’une mère française, Jennifer a grandi à Paris. Très jeune elle reçoit différents enseignements artistiques : danse, musique, art  plastique et théâtre.  Formée au théâtre par des professeurs du Cours Raymond Girard (théâtre classique) et  du Théâtre des Cinquante (enseignement “Actors Studio” inspiré des théories de  Stanislavski), elle est engagée à 17 ans pour reprendre un rôle dans une pièce d’Eric  Satie. Dès lors, Jennifer ne quittera plus les planches et travaillera pendant dix ans auprès de différentes compagnies. En 1997, Jennifer quitte Paris et deux ans plus tard, pousse la porte d’un atelier de pratique amateur du Conte. Révélation. Changement de cap. Jennifer, encouragée par le groupe, les publics et des professionnels, approfondit sa formation notamment auprès de Muriel Bloch (travail sur le Répertoire) et Didier Kowarsky (Le corps du conteur). En 2003, avec Marie-Christine Bras, elle fonde la Compagnie Ithéré et crée son premier solo dans une petite salle  parisienne : Les Armoires. Le spectacle est vu et programmé l’année suivante au Festival des Arts du Récit et au  Théâtre du Rio à Grenoble. En 2005, après deux années de collecte de récits de vie dans un hôpital psychiatrique, elle  crée le spectacle La Visite. Cette expérience lui révèle son désir de travailler plus spécifiquement autour du récit  contemporain. Jennifer précise sa démarche et mène un travail entre écriture littéraire et écriture orale,  contemporaines. En 2007, elle met en place ‘Petits arrangements avec la vie’. Le premier opus de ce projet de trois ans –‘26ième Rue Est’- reçoit le label de la Région Rhône Alpes : La belle voisine. En 2008, un des partenaires de ce projet la sollicite pour  travailler avec des chercheurs en astronomie. Cette rencontre marque une nouvelle étape dans son travail et dès lors,  Jennifer participe à différents projets en partenariat avec la science. Ce nouveau regard que propose la science à travers sa méthodologie, sa rigueur, son langage, ses outils mais aussi  l’intuition, l’aléatoire, l’intéresse tout particulièrement ; “complète”, enrichit et interroge sa démarche, son univers, son  langage.